vendredi 30 mai 2014

Le château de Durban

Durban est un village perché, au sud de Auch, dans le Gers. Les vestiges du château sont assez ramassés 
et assez difficiles à déchiffrer. Ils se trouve sur une petite plateforme surplombant le village et sont faciles d'accès. 
Il semble faire partie de ces salles à tour, nombreuses dans la région, puisqu'une petite tour carrée , 
semble accolée à la salle, à l'ouest. Sur la droite, des arrachements du mur qui se poursuivait plein Est, 
vers ce qui était peut être l'entrée.



En suivant le petit sentier, qui part d'une esplanade derrière l'église, 
on arrive devant ce mur, en assez mauvais état. Peut être faisait-il office de mur bouclier , 
tourné vers l'attaque, vers ce coté Est le plus accessible. 
On ne peut imaginer ce que devait être l'entrée du château.


Puis en poursuivant le sentier, on arrive sur la plateforme sommitale, comme vue dans la première photo. 
On remarque le même type d'archère qu'à Termes d'Armagnac, avec leur niches d'accès avec marches, 
sur le mur Nord. Celle du fond, coté Ouest est assez étrange, puisque son accès ne devait être aisé par sa pente intérieure. De plus, elle semble être à cheval sur deux niveaux, au vu des corbeaux du mur Nord. 
Le sol de la salle devait être plus bas, quand on compare avec Termes.



Je ne sais pas si ces salles à tour n'avaient qu'un rôle d'habitat, siège du seigneur , avec un coté ostentatoire, 
mais ce type d'archère me semble difficile à mettre en œuvre. On imagine mal un archer ou un arbalétrier, 
plié en deux en visant, à l'intérieur de ces niches. Le tir fichant au pied du mur semble impossible !


L'autre coté de ce mur Nord, ou on devine à peine les ouvertures de ces archères à niches.

Détail, d'une de ces archères, dont la fente de tir est vraiment petite !

Le massif contrefort qui maintient l'angle Nord Ouest

Ce même contrefort, vu côté ouest. On devine l'ouverture de l'autre type d'archère, 
dans ce même mur ouest.


Cette même archère, vue de face.

Détail de l'appareil, à la jonction mur ouest/contrefort

Vue depuis ce qui devait être cette petite tour carrée, vers la salle et l'entrée. Un beau site, 
malgré les maigres vestiges. A joindre avec la visite extérieure du château de Garané, 
non loin, une autre salle à tour.
Cité lui aussi parmi les salles à tour, Durban est intéressant malgré la petite taille du site.

samedi 26 avril 2014

Le château de Sainte Croix

 Sainte-Croix se trouve à l'Est de Tartas, dans le département des Landes. Ce site castral était lié à un péage sur la Midouze navigable, situé au port d'Orion, qui semblait rapporter des revenus confortables à son seigneur.

Le site se compose d'un motte, elle même construite sur un emplacement fortifié plus ancien et d'une église fortifiée. L'église est l'ancienne chapelle castrale. Elle présente comme beaucoup d'église de la région, certaines caractéristiques de fortification. Elle même est placée sur une plate-forme.

L'église est posée sur une plateforme dont on devine bien la prolongation vers l'ouest.

 
 
L'église présente une espèce de double hourd de chaque coté de son mur-clocher. Des corbeaux sont également présents sur une partie de cette façade. Mes connaissances ne me permettent pas d'imaginer s'ils étaient présents pour supporter d'autres dispositifs de défense, comme un hourd. Visiblement cette église à subit des remaniements .
 


Sur l'autre façade, coté Midouze, on remarque encore deux corbeaux présents. Peut être qu'avant que l'église soit agrandie, un hourd faisait le tour du bâtiment. 

 Depuis l'arrière de l'église, on devine plus qu'on ne la voit, la motte perchée sur l'ancienne fortification de l'age du fer , elle est noyée sous la végétation ce qui rend l'endroit assez difficile à appréhender dans son ensemble. Pourtant, devant, au pied de la butte, venait se terminer un fossé.






Le fossé vers l'Est.

Cette vue, en direction de l'est, est prise sur le remblai de terre qui a remplacé apparemment le pont levis donnant accès au site. C'est l'endroit ou le fossé qui défendait le site est le plus visible.

 

Depuis le remblai, vers l'ouest et l'église.

Toujours depuis le même remblai, mais vers l'ouest, coté église, avec le fossé qui vient mourir le long de la butte. Plus haut, la butte porte une ferme abandonnée dont certaines pierres proviennent peut être de l'ancien château. La végétation étouffe tout le site.

Cadastre après 1883.
 



 Une croix est présente non loin, sur le bord de la route, elle est dite "de Malte", un des seigneurs ayant appartenu aux Hospitaliers de St Jean au XIIIe siècle.

https://carcares-sainte-croix.fr/histoire/  

https://www.lecoeurdeslandes.com/chapelle-sainte-croix-a-carcares-sainte-croix 

 

Au final, un beau site, qui mériterait d'être mis en valeur (camp de l'age de fer, motte, église fortifiée), il pourrait être le symbole des fortifications de la région! Un parcours de randonnée est décrit sur un panneau sur le site, permettant de faire une boucle par la Midouze. Une belle promenade en famille.














dimanche 30 mars 2014

Castelnau Tursan

Castelnau Tursan se trouve au Nord Ouest de Geaune et au Sud de Grenade sur Adour. Il y a dans cette région, plusieurs communes qui présentent cette disposition : une colline ou un éperon en longueur, avec d'abord le village fortifié puis à l’extrémité : la motte portant le château.








L'église est au pied de la motte, avec son portail, protégé sous sa tour.








La motte, telle qu'elle apparait aujourd'hui.

Celle-ci est de taille modeste, l'édifice qu'elle devait porter devait plus apparaitre à une tour, que comme un château. Ça et là, quelques vestiges de pans de mur. Difficile d’essayer d'imaginer une quelconque disposition des constructions.







 


En tout cas, là encore, une endroit bien paisible, un de ceux ou le silence fait du bien. Parfait pour une promenade bucolique.
 
 
 

 


mercredi 5 mars 2014

Roquefort

Roquefort, dans les Landes, se trouve au Nord Est de Mont de Marsan, et possède un indéniable patrimoine historique lié au Moyen-Age.

Roquefort était un castelnau qui a compté deux châteaux, celui de Marsan du XIIe siècle et le château de Foix, tous les deux au sud de l'enceinte urbaine.

Atlas de Trudaine 1745-1780, le nord à gauche.

Le cadastre de 1810, partie nord. Au nord-est, la tour de la place du Pijorin.


Le cadastre de 1810, partie sud.

A gauche, l'emplacement du château de Marsan au confluent. La petite tour n'est pas représentée, au contraire d'une grosse tour. Sur la droite, le bâtiment 302 avec la tour, le château de Foix.

Le cadastre de 1812, partie sud

 

Une représentation de 1612.

Cette représentation de 1612, pose quelques questions. A droite, le château de Foix présente sa grosse tour qui doit cacher l'actuelle tour restante. Le soucis, c'est que la porte qui la jouxte, doit être celle donnant sur le pont médiéval sur la Douze, qui devrait alors être de l'autre coté de la tour, coté du château de Marsan. Le château de Marsan présente le pont qui lui donne accès défendu par une tour porte. A gauche, la perspective est complexe en arrière plan, laissant penser à la présence d'une autre enceinte  de l'autre coté de l'Estampon.

 

Les deux châteaux.

 A droite, en 5, la tour restante du château de Foix, en 4 sa grosse tour. Sur la gauche, le château de Marsan, ses deux grosses tours et sa tourelle.


La tour restante du château de Foix.

 Celle ci présente des embrasures de tir vraiment originales, que pour l'instant, il ne me semble pas avoir vu ailleurs ! Elles sont très fines et sur deux étages ! Ma modeste expérience ne me permet pas de dire de quelle époque, elles datent, ni si elles ont fait suite à des archères plus classiques après des remaniements.

 

 
 
 
 Étrange que tout cela ! Une pierre dépassant du mur de la tour, enfichée dans une autre sculptée portant la date de 1619 ! E. de Lammarigue, sieur de Pipat.

 








 

  Le côté nord de la tour, on remarque encore ce type de petite embrasure de tir ronde surmontée d'une fenêtre de vision, celle du premier étage a sans doute été remplacée par la fenêtre. On note dans l'angle, les arrachements de l'enceinte, que la maison matérialise à peu près.







 
A coté de cette maison, un vestige de l'enceinte a été percé par une porte moderne.

L'autre coté de la tour, avec ses latrines.


Celle-ci sont étrangement fixées dans la maçonnerie de la tour, à moins que le corbeau de gauche n'ait disparu et que nous ayons affaire à une consolidation. C'est peut être d'ici que partait l'enceinte du château vers la grosse tour.
 
  
La tour est en 5.
 
 

Puis vient le château de Marsan, dont le vestige le plus visible est sa petite tour. 
 

 

Les contours du château de Marsan sont difficiles à déterminer, car ils étaient également entouré d'eau. Dur donc de placer ce qui semble être une grosse tour au nord de l'ensemble. Une proposition de disposition.
 
Évocation du château de Marsan.
  
  
La tourelle du château de Marsan.
 
Une ancienne porte est visible.
 


La façade est de la grosse bâtisse trapue. Peut-être quelques indices sous les vieux enduits !

   

Lorsqu'on est devant la porte du château, en se retournant, on remarque ceci, à l'arrière des maisons bordant la rue. Bricolage ou vestige ?

 
En poursuivant la rue vers l'église, on remarque ce portail ouvragé, vestige du manoir des co-seigneurs de Roquefort.

 

Puis juste à coté, cette belle fenêtre, qui devait faire partie du même ensemble.

 



 
Puis on arrive à la petite chapelle jouxtant l'église, elle est charmante et bien ouvragée !




Quelques détails de cette chapelle.


On remarque bien la position centrale et haute du clocher fortifié.


 
Là aussi, que de singularité ! Ce porche qui protège l'entrée de l'église ! Cette église, est vraiment particulière.


Pas courant ce porche, qui couvre l'entrée et donne accès à un étage !



 
Cette église fourmille de détails témoins de ces divers remaniements : ces deux corbeaux qui sortent du mur, avec dessous , ces deux arcs ! Arcs de décharge ou anciennes ouvertures condamnées ! Deux cote à cote ?


 
Un corbeau ouvragé ! A l'époque, que supportaient ils ? Est ce lié au fait que cette église ait été fortifiée pour en faire une forteresse ?

Cette abside a tout l'air d'une tour de défense !

Encore du beau travail et une date.


En allant vers le chevet, on découvre de plus en plus le caractère de forteresse de l'édifice, avec son chemin de garde couvert et les créneaux de tir.

Là, y'à pas photo, on se croit au pied d'un donjon. On remarque une ancienne haute ouverture condamnée par le rajout des contreforts, sans doute les hauts vitraux du cœur.


La forteresse-église !


Il y'a même des latrines !


Si on revient de l'autre coté de l'église, derrière le porche, on tombe sur une façade plus austère.

 

 

A l'arrière de cette façade, on trouve ce mur : vestige d'enceinte ou de bâtiment ? Au début, je pensais qu'il s'agissait d'une deuxième enceinte, derrière l'enceinte urbaine, mais le site Internet de Roquefort dit que l'église serait construite sur l'emplacement du château de Péne-Cadet, dont cela serait une courtine. Un troisième château ?




  

















 Et voici, ce qu'on voit de l'autre côté de ce mur, deux archères assez simples !

 

 

Autre vue de ce mur, avec le passage qui donne accès vers l'église. On remarque une rangée de corbeaux, à une hauteur de mur étrange et sous le niveau des archères. Celles-ci sont vraiment simples et peu hautes.


On peut encore descendre, au niveau de la rivière. Je ne sais pas quoi penser de ce mur : mur de l'enceinte urbaine ayant à l'époque les pieds dans l'eau? Mur plus récent ? En arrière plus haut, le mur vu précédemment. Lorsqu’on regarde la vue aérienne, aucun de ces murs n'est dans le prolongement du mur d'enceinte qui se trouve de l'autre coté du pont.

Lorsqu'on essaie de deviner lequel de ces deux murs se prolongent jusqu'au château de Marsan, on voit ce reste d'enceinte, qui semble plus dans l'alignement du mur sous l'église.

 

Lorsqu'on poursuit en passant sous le pont, on remarque que l'enceinte continue. Elle présente ces deux petites archères canonnières, tournées vers la rivière.

Le même mur.



 
Puis, une promenade est aménagée, remontant de la rivière au plateau en longeant les restes des remparts.

 
L'enceinte est assez dégradée de ce coté là. D'une manière générale, ce flanc nord ne donne pas l’impression d'avoir été très fortifié.


En arrivant sur le plat, on remarque cette archère, dans le mur intégré dans une habitation.

 
Puis on tombe sur l'autre tour d'angle de l'enceinte. Celle ci est un peu moins imposante et ne présente ces petites embrasures de tir, que dans la partie haute.
 
Cette fois ci, c'est une ouverture rectangulaire qui est surmontée d'une fenêtre.





En poursuivant l'ancien tracé de l'enceinte, on tombe sur cet assemblage de construction, assez étrange.

 


Détail de la petite tour.


Dans l’alignement dur mur d'enceinte, on remarque cette archère.


 
En continuant, on arrive à cet endroit : le mur d'enceinte est percé par des ouvertures donnant sur des habitations, autrefois appuyées contre le mur, à l'intérieur.


Détails de ces maisons.




Puis on arrive sur cet étrange éperon qui dépasse de l'enceinte. Défendait il lui aussi une porte?

Toujours dans le prolongement de l'enceinte, on remarque ce mur, non loin de l'éperon.

Sources: 

Plusieurs documents proviennent du site: 


https://www.roquefort40.fr/Bienvenue-a-Roquefort/Histoire-culture-et-patrimoine

Ensuite: 

https://landesenvrac.blogspot.com/2010/01/roquefort-de-marsan.html 

https://jdecauna.over-blog.com/2018/07/du-nouveau-sur-roquefort-de-marsan.html 

Pour finir cette visite, je dirai que Roquefort mérite le détour, et qu'une bonne promenade au gré des rues, s'impose.