dimanche 26 avril 2015

Sauveterre de Béarn

Sauveterre de Béarn, dans les Pyrénées Atlantiques, procure beaucoup de plaisir lors de la découverte de son patrimoine ou lorsqu'il s'agit de le faire partager. Dans un très beau site au bord du gave d'Oloron, cette petite ville mérite absolument une visite.


Je me reposerai sur l’exceptionnelle maquette des Amis du Vieux Sauveterre pour mieux vous faire toucher du doigt, le superbe patrimoine de cette cité :
http://graphikdesigns.free.fr/amis-vieux-sauveterre.html

La porte du Datter ne conserve donc aucune traces de ses systèmes défensifs. En la franchissant, on trouve sur sa droite, l'Arsenal.

Arsenal que voici.

La porte du Datter vue depuis l'intérieur de la cité.
La maison forte se trouve non loin de la porte du Datter

Elle aussi, demande des efforts pour y trouver des éléments de défense.

Sur le coté, on remarque ce qui devait être des ouvertures de tir, au même niveau que celles qui devaient se trouver sur la façade et qui ont été transformées en fenêtres.
L'Arsenal se trouve donc contre la porte du Datter. Il devait être bien plus haut comme le prouve ce mur.
Une belle porte est toujours présente.
Lorsqu'on ressort par la porte du Datter pour longer les anciens remparts Ouest, on peut voir la totalité du bâtiment, à moins que ce soit l'assemblage de plusieurs bâtiments comme pourrait le laisser penser les différences d'appareil dans la courtine.La partie gauche semble correspondre au bâtiment vu précédemment et qui semble plus haut que ces voisins. Des corbeaux sont encore présents au sommet laissant penser qu'il pouvait y avoir un hourd, accessible par la porte qui se trouve au dessus. Ces nombreuses ouvertures sont assez étranges, puisqu'elles sont évasées vers l'extérieur. Je trouve d'ailleurs bien étrange que ce bâtiment soit l'Arsenal : ces ouvertures pouvaient faire effet d’entonnoir et guider les projectiles vers l'intérieur et je les trouve bien nombreuses !!!

Les deux bâtiments suivants la courtine, présentent un appareil moins régulier, semblant moins "solide" !

Si ces bâtiments ne formaient qu'un ensemble, celui-ci présente une sacré masse !
En poursuivant le tour de l'ancienne courtine, nous arrivons au vestige de la porte de Lester. Ils servent de support à une romantique passerelle mais ils sont assez maigres.

Les traces de l'arc de la porte sont visibles mais c'est tout.

On peut toujours suivre la courtine dans les bâtiments surplombant le gave d'Oloron.

L'ancienne courtine, réutilisée dans la façade de cette grande bâtisse.
Le magnifique pont fortifié de Sauveterre de Béarn.





Voici la disposition de l'ensemble.


Depuis le pont, on voit la tour Monréal et l'église.

Cette magnifique tour était le donjon décentré du château de la ville, plus à l'Ouest. On y remarque le même type de fenêtre géminée que celle du donjon de l'église de St Gladie, vue précédemment et que sur l'église voisine. De nombreux trous de boulins laissent penser à la présence de hourds, qui ont été restitués sur la maquette. Plusieurs portes leur donnaient accès.





La vue depuis le sommet de cette tour doit être magnifique !. Une autre porte desservait les hourds.


Un indéniable symbole de puissance !
L'église, depuis le chemin au pied de la tour, qui devait donner accès à la petite poterne. Le clocher présente donc le même type de fenêtre géminée, avec le petit oculus au dessus du pilier central.


Cette église présente de magnifiques détails architecturaux, d'une grande finesse !





La tour devait participer à la surveillance de la région.


Un bien beau linteau.
Le front Est de la ville. On remarque qu'une courtine partant de la tour Monréal sépare la ville du quartier de l'église.
Il reste une portion de la courtine Est, jouxtant l'ancienne porte.

Dont voici une archère, qui devait défendre l'accès de ladite porte.
Détail d'une ancienne maison, dans la rue principale.

Le pigeonnier de Coulomme ou maison de Montpribat; Accolée contre la courtine de la cité, je suppose que cette tour devait aussi participer à la défense, en plus d'être un pigeonnier !

Le même vu de l'extérieur de la courtine, ou on devine quelques archères.

Le château comtal, près de la maison forte. Le mur devant, est la partie avancée de la barbacane qui défendait l'accès Ouest du château.
Le château vu depuis le pied de la barbacane

Le château forme un bloc compact qu'on ne découvre qu'au pied de ses murs, ce qui rend difficile le fait de l'appréhender dans son ensemble. On remarque toutefois, les nombreuses grandes fenêtres.




A travers la végétation, entre la barbacane et le château, on devine ce qui devait être la base de la porte de celui-ci, un pont levis devant enjamber le passage .


Les hauts murs du château comtal, avec le passage entre la courtine de la cité, la barbacane et le château. Ce flanc Sud, surplombant le gave, est invisible aujourd'hui, recouvert par la végétation.
J'espère vous avoir donné envie d'aller visiter cette magnifique cité. J'ai sans soute loupé quelques vestige de la courtine Nord, cachés parmi les maison. N'hésitez pas, un magnifique voyage dans le Moyen-Age

samedi 25 avril 2015

L'église de St Gladie Arrive Munein

Alors que je me dirigeais vers Sauveterre de Béarn, mon regard fut irrémédiablement attiré par une église, non loin de la route . Celle du village de St Gladie-Arrive-Munein, dans les Pyrénées Atlantiques

Je ne peux dire si dans son histoire, cette église à repris un donjon déjà existant en y ajoutant une nef ou bien si elle a de suite été construite comme une église fortifiée ? La nef présente moins un caractère militaire.

Ce donjon présente les mêmes fenêtres géminées sur les quatre cotés mais deux ont été murées de ce coté ci.

Une tour assez considérable.
Sans doute une histoire riche dans ce site, qui reste à découvrir . Non loin de là, j'avais remarqué une autre église présentant la même disposition avec un donjon moins imposant , celle de Gestas.


 L'église de Gestas.

vendredi 17 avril 2015

Le château de Laxague à Ostabat Asme

Le château de Lanxague se trouve à l'Ouest de la commune d'Ostabat Asme, dans les Pyrénées Atlantique. Ce qu'on voit en premier en arrivant, c'est cette tour-porte, dont la base est légèrement talutée. Elle semble malheureusement s'ouvrir en deux, vu la fissure qui se propage en suivant les ouvertures. Je pense que c'est le premier cas que je rencontre de tour-porte dans un angle du château.

Le château forme un quadrilatère, avec la tour porte dans l'angle Est, une tour carrée ouverte à la gorge au Nord, une échauguette sur l'angle Ouest et un logis dans l'angle Sud. Des bâtiments sont accolés contre la courtine, à l'intérieur. Bizarrement situé en contrebas de plusieurs éminences, il était au carrefour de trois voies importantes vers Compostelle.
La tour-porte présente deux petites fenêtres trilobées, simples mais jolies. L'appareil du mur ne semble pas de très bonne qualité.

Le front Nord de cette tour, présente une porte qui devait servir la courtine et une archère simple qui flanquait celle-ci.

Le front opposé présente les mêmes fenêtres que l'entrée et une archère simple à la base.

La petite fenêtre trilobée est plus fatiguée.....
La courtine vers la tour Nord, dans laquelle on devine également une archère simple battant la courtine.

La courtine jusqu'au logis.

Le logis présente deux fines fenêtre à l'étage inférieur puis deux archère au second étage qui devait surement être plus haut. Une ligne de trou de boulin court le long, peut être y avait il un hourd qui courrait le long, bien qu'alors il cachait les archères.....On distingue dans le prolongement de la courtine, le culot de l'échauguette qui flanquait l'angle Ouest.

Le dos de la tour-porte présente une différence d'appareil avec les murs extérieurs, comme si en fait à l'origine la tour-porte était ouverte à la gorge puis fermée. On devine une fine fenêtre condamnée.
Un site qui mériterait surement mieux et qui cache apparemment quelques trésors architecturaux intérieurs.

Le château de Gramont à Guiche

Le château de Gramont ou de Guiche, se trouve sur la commune de Guiche, quartier de La Bourgade, dans les Pyrénées Atlantique. Il se présente comme un quadrilatère présentant deux tours intérieures, aucune n'est flanquante. Voici l'angle Sud Ouest.
On remarque la courtine Sud restaurée, la tour porte à l'Est et la grosse tour de logis dans l'angle Nord Ouest.


Sur de vieilles cartes postales, on s'aperçoit que le château n'a pas vraiment perdu trop de hauteur depuis un siècle...

La courtine présente sur ce flanc, un talutage important et une ouverture en hauteur. A part la grosse tour logis, ce château ne présente aucune tour d'angle, ce qui laisse des angles morts. Peut être possédait il des systèmes tels que des hourds ? Vu qu'il semble avoir été reconstruit au XIVe siècle, peut être plus des échauguettes ?

L'ouverture semble avoir été des latrines dont on voit encore les deux corbeaux. Elles desservaient sans doute une grande partie de la courtine, pour les hommes d'armes.

L'angle Sud Ouest, dont un portail empêchait l'accès au fossé. On retrouve le fort talutage sur ce front, qui représente plus de la moitié de la hauteur de la courtine restante.

La tour-porte, restaurée, présente son accès muré, une unique archère au dessus et les vestiges de la bretèche qui surplombait l'entrée. On remarque une porte donnant accès sur la courtine, indiquant que celle-ci ne devait être guère plus haute.



De ce coté la courtine est plus haute, masquant un possible accès depuis la tour.

On remarque quand même une fenêtre. Cet étage a peut être connu une fonction habitation durant une période.

C'est un modèle de fenêtre à colonnette, assez simple.

Le front Nord en très mauvais état, ou le lierre continu de faire ses ravages. On devine la tour-logis et la poterne.

La poterne, également défendue par une bretèche (dont les trois corbeaux sont encore visibles) et par la proximité de la tour.


Sous le lierre, on devine trois belles fenêtres.


Le front Ouest est bien érodé. Nul doute que ce talus est constitué avec beaucoup de ses pierres. Difficile de dire si ce front était également taluté !

Visiblement, de bonnes âmes ont décidé de s'occuper du monument, ce qui est une bonne chose. Sa visite a de nouveau été pour moi l'occasion de me poser cette question sur ce lierre : vaut-il mieux lui couper les pieds et le laisser sécher en place pour qu'il maintienne les éléments le temps qu'on puisse s'en occuper ? Une fois restauré, nul doute que ce château retrouvera une place de choix.

La bastide de Monbert


La petite Bastide de Monbert se trouve non loin de Brouilh-Monbert 
vu précédemment, dans le Gers au Sud Est de Vic Fezensac. 
Elle se trouve sur les hauteurs surplombant la Baïse, cette rivière dans la vallée. 
C'est une mini Bastide, ne comprenant plus que quelques maisons, 
une église ainsi que les vestiges de son enceinte. Le plus visible est sans conteste 
son ancienne tour-porte, dont le passage a été muré. On remarque sur cette face extérieure, 
une porte qui donnait sur l'ancienne courtine et une nette différence 
entre l'étage de la porte et les suivant. La tour a t'elle été construite plus tard 
sur une porte déjà existante ? S'agit-il d'une reconstruction suite à des dommages ?  

Coté intérieur, la porte donnant accès à la courtine de ce coté ci est murée.  
On distingue toujours aussi bien le passage d'entrée, muré 
également mais avec une petite porte comme accès.

Ce même coté. Un bâtiment semble bien avoir été accolé plus tard 
contre la tour, réutilisant le puits dans l'épaisseur du mur, qu'on devine en bas.



On remarque de suite la tour porte donnant accès à la bastide avec son enceinte ovoïde, matérialisée à l'Ouest 
par la ligne d'arbres. Mais en fait celle-ci ne semblait pas faire le tour complet de cet ovale 
puisque la partie Ouest de l'alignement des maisons, est en fait cette enceinte, qui coupe ainsi cet ovale en deux. 
Y'a t'il eu un projet initial de plus grande ampleur et coupé en deux faute de moyens ? 
La partie ouest de l'enceinte était elle composée d'une palissade en bois ?

La petite place du village, derrière la tour.
Juste derrière la tour, l'enceinte sud est encore présente, bien que percée par de nombreuses ouvertures.

Cette même courtine vue de l'extérieur, depuis le petit chemin permettant 
de faire le tour de l'enceinte.

Voici donc le front Ouest, bien rectiligne, réutilisé dans les maisons, vu depuis l'extrémité de l'ovale.

On remarque que l'appareil est assez gros, mais aucune ouverture de tir. 
L'enceinte n'en était peut être pas dotée et sa défense uniquement assurées depuis son sommet.
 Une magnifique bastide, tranquille et soulevant malgré sa petite taille, quelques petites questions quant à ses dimensions, son histoire, ses caractéristiques. A voir.