samedi 31 mai 2014

Le château de Monlezun

 

 

 

Le voici depuis le village de Monlezun.



En contrebas de la colline qui porte les ruines, apparait sur le bord de la route, un autre édifice qui semble être ancien. Est ce un "chateauneuf" reconstruit avec les pierres de l'ancien ?



Monlezun "se mérité". Pour y accéder, il faut "se battre" 

Je déconseille d'y amener la famille. Ce mur est vraiment étrange... Vue de l'extérieur, il n'y pas de détail parlant pour essayer d'imaginer à quel vestige, on a affaire...

 Les vieilles cartes postales parlent d'un châteaux du XIIIe siècle des comtes de Pardiac, pris par les troupes royales vers 1590.












On reste surpris par le rapport entre le peu de d'emprise au sol de l'ensemble et les hauteurs encore présentées par les vestiges. D’où cette impression de "phare" de pouvoir.


Cette porte est vraiment bizarre : pourquoi une telle hauteur ?

Nous sommes devant une tour haute et assez étroite, qui dispose de son propre système de défense avec un assommoir défendant l'accès à la porte.

Détail du logement d'une herse.

Une fois passée la porte, on voit les deux autres murs dépassant de la végétation, ces deux là, 
ne devait en faire qu'un à l'origine.

Vue de dessous, de la porte, avec l’assommoir.

Le lierre est en train de ronger la moitié du mur, et continu jour après jour, son travail de sape.

A la vue de l'emprise au sol, je ne peux m'empêcher de penser que je suis à l'intérieur d'une tour, 
dont la surface au sol est petite. La porte semble complétement disproportionnée. La tour elle même semble bien haute par rapport à la taille de l'édifice ! Je penses qu'ici, comme à Termes d'Armagnac ou à Bassoues, on doit avoir affaire à un de ces phares en pierre, que les seigneurs locaux ont aimé ériger : un marqueur de territoire et un symbole de puissance.

Vue coté intérieur de la rainure de la herse.

L'aiguille et son chat...

Sur les vestiges du mur sud, on note deux arcs qui devaient faire offices de mâchicoulis.

 


 

Une présente une espèce de conduit.

Au pied d'une des deux aiguilles, on découvre ce trou....

 ... qui débouche sur le conduit dans l'épaisseur du contrefort extérieur. Ce qui est une bien curieuse disposition en terme de solidité des défenses ! Était ce un conduit de cheminée au sous-sol ou un conduit de ventilation ? Étrange ...

Et voici, l'intérieur du trou vers le bas....

Puis vers le haut......

J'ai remarqué au donjon de Bassoues, que les deux contreforts tournés vers l'extérieur, ceux ci étaient creux, puisqu'ils contenaient le conduit d'évacuation des latrines. Je suppose également le même dispositif au château de Garrané. Est ce que le conduit de Monlezun avait le même rôle ?

Avec du recul, on découvre plus de détails sur la tour, 
avec visiblement, deux belles fenêtres

Détails de ces fenêtres.





Grâce aux vues aériennes, on peut se poser la question de savoir si le château n'était pas doté d'une première enceinte, ce qui serait assez cohérent avec la faible emprise actuelle. Voire, si le plateau dans sa continuation à l'est, n'aurait pas pu porter un village primitif.

Sources :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le château de Garrané

Le château de Garanné, se trouve au sud ouest de celui de Durban vu précédemment et à l'Ouest de Seissan, 
dans le Gers, . C'est un château salle avec tour, de ce type qu'on trouve beaucoup dans la région.

Il est donc constitué d'un grand bâtiment rectangulaire , complété par une tour. c'est une propriété privée 
en cours de réhabilitation. Sans doute, qu'il devait quand même être entouré d'une enceinte, même minimaliste.

Vue du coté Sud, avec cet angle du bâtiment, éventré, 
permettant de voir l'agencement intérieur.
On y remarque une tourelle d'escalier interne, desservant les étages. 
On remarque que la sortie de celle-ci ne correspond pas exactement 
au plancher de l'étage qu'il dessert.
On remarque cette niche sur la gauche, peut être un évier ?
L'arrière de ce mur Sud.
Le logis présente de belles ouvertures en hauteur, mais on ne devine pas beaucoup d'archères.
La face Ouest ne présente pas beaucoup d'ouverture.
La façade Est présente deux portes d'accès cote à cote. Dommage pour les deux lucarnes de toit !
Vue de la face Nord, avec cette petite avancée qui englobait les portes de la tour et du bâtiment. 
La tour a t'elle précédée le bâtiment ? Sans doute, parce que sinon, je l'aurais plutôt disposée à l'autre extrémité, 
face au plateau, plutôt que coté vallon. a moins que là aussi, elle n'avait qu'un rôle ostentatoire.
Le bâtiment n'est pas exactement aligné sur la tour. On peut noter là aussi, une espèce de contrefort, 
qui semblerait creux. En comparant avec Bassoues et Monlezun, peut être était ce le conduit de latrines . 
On en retrouve un accès, à l'intérieur, à coté de la niche contenant peut être un évier . On note la légère 
surélévation du terrain, qui a peut être porté une fortification plus ancienne ainsi que l'arrachement d'un mur ,
 au pied de la tour.
Un bien bel édifice, en tout cas, qui doit contenir des trésors d'architecture ! A noter, à une centaine de mètre à l'Est, sur le bord de la route, une petite église abandonnée au milieu des champs.

vendredi 30 mai 2014

Le château de Durban

Durban est un village perché, au sud de Auch, dans le Gers. Les vestiges du château sont assez ramassés 
et assez difficiles à déchiffrer. Ils se trouve sur une petite plateforme surplombant le village et sont faciles d'accès. 
Il semble faire partie de ces salles à tour, nombreuses dans la région, puisqu'une petite tour carrée , 
semble accolée à la salle, à l'ouest. Sur la droite, des arrachements du mur qui se poursuivait plein Est, 
vers ce qui était peut être l'entrée.



En suivant le petit sentier, qui part d'une esplanade derrière l'église, 
on arrive devant ce mur, en assez mauvais état. Peut être faisait-il office de mur bouclier , 
tourné vers l'attaque, vers ce coté Est le plus accessible. 
On ne peut imaginer ce que devait être l'entrée du château.


Puis en poursuivant le sentier, on arrive sur la plateforme sommitale, comme vue dans la première photo. 
On remarque le même type d'archère qu'à Termes d'Armagnac, avec leur niches d'accès avec marches, 
sur le mur Nord. Celle du fond, coté Ouest est assez étrange, puisque son accès ne devait être aisé par sa pente intérieure. De plus, elle semble être à cheval sur deux niveaux, au vu des corbeaux du mur Nord. 
Le sol de la salle devait être plus bas, quand on compare avec Termes.



Je ne sais pas si ces salles à tour n'avaient qu'un rôle d'habitat, siège du seigneur , avec un coté ostentatoire, 
mais ce type d'archère me semble difficile à mettre en œuvre. On imagine mal un archer ou un arbalétrier, 
plié en deux en visant, à l'intérieur de ces niches. Le tir fichant au pied du mur semble impossible !


L'autre coté de ce mur Nord, ou on devine à peine les ouvertures de ces archères à niches.

Détail, d'une de ces archères, dont la fente de tir est vraiment petite !

Le massif contrefort qui maintient l'angle Nord Ouest

Ce même contrefort, vu côté ouest. On devine l'ouverture de l'autre type d'archère, 
dans ce même mur ouest.


Cette même archère, vue de face.

Détail de l'appareil, à la jonction mur ouest/contrefort

Vue depuis ce qui devait être cette petite tour carrée, vers la salle et l'entrée. Un beau site, 
malgré les maigres vestiges. A joindre avec la visite extérieure du château de Garané, 
non loin, une autre salle à tour.
Cité lui aussi parmi les salles à tour, Durban est intéressant malgré la petite taille du site.

samedi 26 avril 2014

Le château de Sainte Croix

 Sainte-Croix se trouve à l'Est de Tartas, dans le département des Landes. Ce site castral était lié à un péage sur la Midouze navigable, situé au port d'Orion, qui semblait rapporter des revenus confortables à son seigneur.

Le site se compose d'un motte, elle même construite sur un emplacement fortifié plus ancien et d'une église fortifiée. L'église est l'ancienne chapelle castrale. Elle présente comme beaucoup d'église de la région, certaines caractéristiques de fortification. Elle même est placée sur une plate-forme.

L'église est posée sur une plateforme dont on devine bien la prolongation vers l'ouest.

 
 
L'église présente une espèce de double hourd de chaque coté de son mur-clocher. Des corbeaux sont également présents sur une partie de cette façade. Mes connaissances ne me permettent pas d'imaginer s'ils étaient présents pour supporter d'autres dispositifs de défense, comme un hourd. Visiblement cette église à subit des remaniements .
 


Sur l'autre façade, coté Midouze, on remarque encore deux corbeaux présents. Peut être qu'avant que l'église soit agrandie, un hourd faisait le tour du bâtiment. 

 Depuis l'arrière de l'église, on devine plus qu'on ne la voit, la motte perchée sur l'ancienne fortification de l'age du fer , elle est noyée sous la végétation ce qui rend l'endroit assez difficile à appréhender dans son ensemble. Pourtant, devant, au pied de la butte, venait se terminer un fossé.






Le fossé vers l'Est.

Cette vue, en direction de l'est, est prise sur le remblai de terre qui a remplacé apparemment le pont levis donnant accès au site. C'est l'endroit ou le fossé qui défendait le site est le plus visible.

 

Depuis le remblai, vers l'ouest et l'église.

Toujours depuis le même remblai, mais vers l'ouest, coté église, avec le fossé qui vient mourir le long de la butte. Plus haut, la butte porte une ferme abandonnée dont certaines pierres proviennent peut être de l'ancien château. La végétation étouffe tout le site.

Cadastre après 1883.
 



 Une croix est présente non loin, sur le bord de la route, elle est dite "de Malte", un des seigneurs ayant appartenu aux Hospitaliers de St Jean au XIIIe siècle.

https://carcares-sainte-croix.fr/histoire/  

https://www.lecoeurdeslandes.com/chapelle-sainte-croix-a-carcares-sainte-croix 

 

Au final, un beau site, qui mériterait d'être mis en valeur (camp de l'age de fer, motte, église fortifiée), il pourrait être le symbole des fortifications de la région! Un parcours de randonnée est décrit sur un panneau sur le site, permettant de faire une boucle par la Midouze. Une belle promenade en famille.