samedi 5 mai 2012

Le château de Presilly


 


Ce château se trouve dans le Jura, au Sud de Lons-le-Saunier , au Nord d'Orgelet, il semble qu'il ait servi de fond de décor pour des spectacles.
 
Dans son Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen-Age en France, Charles-Laurent SALCH, en fait la description suivante: "grande enceinte isolée par des fossés taillés dans le roc. Elle est dominée par un donjon carré dressé au point culminant. On y pénètre par une tour-porte commandant un pont-levis. Les logis seigneuriaux sont disposés autour d'une cour. Au milieu de celle-ci, est la chapelle castrale dédiée à St  Georges et une citerne. Les communs sont dans une basse cour extérieure. Les premiers seigneurs de Présilly sont les sires de Dramelay. Au début du XVe siècle, le château parvient par héritage à Nicolas Rollin, seigneur d'Authune, chancelier du duc de Bourgogne Philippe le Bon. En 1432, le duc concède à Nicolas Rollin, le droit de couper dans la forêt de Chanois de Dompierre, tous les bois qui lui sont nécessaire pour réparer sa forteresse de Présilly. En 15.., il est acquis par Claude de la Baume, baron de Mont St Sorlin, maréchal de Bourgogne et chambellan de l'empereur Charles Quint. Lui-même et ses successeurs y font des travaux au XVIe siècle. En 1637, le château résiste au vicomte d'Arpajon, mais en 1673, le comte d'Alveda fait livrer 1000 livres de poudre pour travailler à son reversement et à sa ruine"


Depuis les années 80, une association de bénévoles veille sur lui: Les Balladins du château de Présilly"



Plan extrait de l'étude: LE CHATEAU ET LA SEIGNEURIE DANS LE JURA
— XIe-XVe siècles —
Dossier pédagogique réalisé sous la direction de
Serge DAVID, professeur, Service éducatif du Musée,
et Jean-Luc MORDEFROID, directeur, Musée d’Archéologie du Jura

Le donjon, face à l'attaque, veille sur la porte.



Pour entrer, il faut d'abord franchir, le très bel exemple de barbacane.



La tour-porte d'entrée est précédée d'une barbacane ayant perdu beaucoup de sa hauteur. Ses fossés sont sans doute remplis de ses gravats.



Cette barbacane vue de l'intérieur depuis le pied de la tour-porte, à la verticale de l'emplacement du pont- levis.
 

 
 
Puis vient la tour-porte, souvent représentée.

 
Gravure colorisée.

Sur cette gravure, la disposition générale est respectée et la tour porte est assez fidèle, hormis les deux embrasures de tir supérieures qui ne semblent jamais été modifiée en archère-canonnières.








photo: les Baladins ...


 
 La taille des rainures des poutres des ponts-levis est assez conséquente par rapport à celle de la tour.



Il me semble que la tour a été plaquée sur la courtine et sa porte d'origine.
 
Une des archère-cannonières de la porte.

Et sa niche arrière.

Cette tour était équipée d'une belle cheminée, sans doute une salle des gardes.



L'intérieur de la cour avant les dégagements.



L'arrière de la porte, avec la courtine d'origine.

Avec ce qu'il semble rester d'un escalier.


A l'intérieur aussi, le donjon veille sur la porte.


Comme dans beaucoup des premiers donjons romans, l'accès étroit est en hauteur, accessible à l'époque par des constructions en bois.









Une étrange archère-latrines double !


Les éléments de logis, coté intérieur.



Les logis depuis l'extérieur.


L'archère double depuis l'extérieur.





Un très beau site, à voir ! 

sources: 


 
 
 
 
 
 
 

 


 











dimanche 26 février 2012

Le Château de Bainville aux Miroirs




Bainville aux Miroirs se trouve plein Sud de Nancy, en remontant la vallée de la Moselle. Les vestiges du château sont assez ramassés avec surtout une grande aiguille de pierre, sans doute le donjon. Celui ci semble alors, avoir une taille démesurée par rapport à la surface totale du château, soit peut être pour surplomber les hauteurs avoisinantes, ou alors avait il un rôle ostentatoire.
 

"Ici, les sires de Neufchâtel, firent bâtir dans le second quart du XVe siècle (d’après la datation radiocarbone), une curieuse tour maîtresse de forme ovoïdale dont la base est un polygone irrégulier à dix-huit faces, si l’on en juge par le plan de G. Giuliato. L’entrée, qui se pratiquait au rez-de-chaussée, conserve les traces d’une herse et d’un assommoir ; quelques détails d’architecture se lisent au troisième étage, en particulier un départ d’arc ogive à section torique et pénétration, ainsi que le tableau d’une embrasure de fenêtre" Source: Gérard GIULIATO, Châteaux et villes fortes du Comté de Vaudémont en Lorraine médiévale, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 2008

 





Ce vestige de tour porte encore quelques arrachements d'ouverture. des esprits bienveillants ont renforcé sa base, afin de retarder le plus possible son effondrement, qui semble inéluctable.










On remarque en haut, le départ d'une voute d'une salle et un couloir dans l'épaisseur du mur.












Derrière cette tour, à son pied, on découvre un ancien accès au château. Il n'est pas bien grand mais est proportionnel à la taille du château. Il est orienté coté escarpement vers la Moselle, obligeant les visiteurs à faire le tour de l'édifice et à se soumettre à ses défenses. Le logement d'une herse est toujours visible. La porte donne accès à une espèce de vestibule.



Il donne accès également à la grande salle voutée, elle même en desservant deux autres plus petites complétement effondrées. Le visiteur ne semble pas avoir alors accès à une cour intérieure mais donc directement dans les bâtiments.













Procéder au dégagement de ces vestiges afin d'en permettre la compréhension et la mise en valeur serait certainement très intéressant.