samedi 19 mai 2012

La Tour de Clairvaux les Lacs

 


 La Tour de Clairvaux les Lacs est apparemment le seul vestige restant du château, celui-ci occupait une plate forme plus ou moins triangulaire au nord du village, surplombant la rivière.



Le plan est extrait de l'étude: LE CHATEAU ET LA SEIGNEURIE DANS LE JURA— XIe-XVe siècles — Dossier pédagogique réalisé sous la direction de Serge DAVID, professeur, Service éducatif du Musée, et Jean-Luc MORDEFROID, directeur, Musée d’Archéologie du Jura.

L'étude fourni l'historique suivant: 

Le château est certainement construit au XIIe ou au XIIIe siècle, il est mentionné au
début du XIVe siècle lors de la construction de Saint-Sorlin. Incendie en 1637 qui marque la
fin du château. Bâti sur un plateau élevé, la porte était défendue par des tours avec pont-levis. Le
château proprement dit se composait de deux grosses tours, élevées de cinq étages, d’un corps
principal compris entre ces deux tours et deux grandes ailes qui venaient se rattacher au
bâtiment principal. Il y avait en outre trois autres corps de logis moins importants, une
basse-cour, une grande cour d’honneur, des écuries, une belle fontaine, un jardin et un
colombier. Une ceinture de fortes murailles crénelées enveloppait le tout. L’ensemble du
château et de ces dépendances occupait une surface de quatre hectares. Il ne reste de cette
magnifique construction que trois étages d’une des tours, convertis aujourd’hui en prison (ROUSSET (A.), Dictionnaire géographique, historique et statistique…, Besançon, t. II, 1855, p. 176.)




  Cette tour devait défendre l’accès du château vers le village.


 


 
A allez voir donc, après s'être trempé les pieds à la plage du lac...
 
Sources:
 
 
 

samedi 5 mai 2012

Le château de Presilly


 


Ce château se trouve dans le Jura, au Sud de Lons-le-Saunier , au Nord d'Orgelet, il semble qu'il ait servi de fond de décor pour des spectacles.
 
Dans son Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen-Age en France, Charles-Laurent SALCH, en fait la description suivante: "grande enceinte isolée par des fossés taillés dans le roc. Elle est dominée par un donjon carré dressé au point culminant. On y pénètre par une tour-porte commandant un pont-levis. Les logis seigneuriaux sont disposés autour d'une cour. Au milieu de celle-ci, est la chapelle castrale dédiée à St  Georges et une citerne. Les communs sont dans une basse cour extérieure. Les premiers seigneurs de Présilly sont les sires de Dramelay. Au début du XVe siècle, le château parvient par héritage à Nicolas Rollin, seigneur d'Authune, chancelier du duc de Bourgogne Philippe le Bon. En 1432, le duc concède à Nicolas Rollin, le droit de couper dans la forêt de Chanois de Dompierre, tous les bois qui lui sont nécessaire pour réparer sa forteresse de Présilly. En 15.., il est acquis par Claude de la Baume, baron de Mont St Sorlin, maréchal de Bourgogne et chambellan de l'empereur Charles Quint. Lui-même et ses successeurs y font des travaux au XVIe siècle. En 1637, le château résiste au vicomte d'Arpajon, mais en 1673, le comte d'Alveda fait livrer 1000 livres de poudre pour travailler à son reversement et à sa ruine"


Depuis les années 80, une association de bénévoles veille sur lui: Les Balladins du château de Présilly"



Plan extrait de l'étude: LE CHATEAU ET LA SEIGNEURIE DANS LE JURA
— XIe-XVe siècles —
Dossier pédagogique réalisé sous la direction de
Serge DAVID, professeur, Service éducatif du Musée,
et Jean-Luc MORDEFROID, directeur, Musée d’Archéologie du Jura

Le donjon, face à l'attaque, veille sur la porte.



Pour entrer, il faut d'abord franchir, le très bel exemple de barbacane.



La tour-porte d'entrée est précédée d'une barbacane ayant perdu beaucoup de sa hauteur. Ses fossés sont sans doute remplis de ses gravats.



Cette barbacane vue de l'intérieur depuis le pied de la tour-porte, à la verticale de l'emplacement du pont- levis.
 

 
 
Puis vient la tour-porte, souvent représentée.

 
Gravure colorisée.

Sur cette gravure, la disposition générale est respectée et la tour porte est assez fidèle, hormis les deux embrasures de tir supérieures qui ne semblent jamais été modifiée en archère-canonnières.








photo: les Baladins ...


 
 La taille des rainures des poutres des ponts-levis est assez conséquente par rapport à celle de la tour.



Il me semble que la tour a été plaquée sur la courtine et sa porte d'origine.
 
Une des archère-cannonières de la porte.

Et sa niche arrière.

Cette tour était équipée d'une belle cheminée, sans doute une salle des gardes.



L'intérieur de la cour avant les dégagements.



L'arrière de la porte, avec la courtine d'origine.

Avec ce qu'il semble rester d'un escalier.


A l'intérieur aussi, le donjon veille sur la porte.


Comme dans beaucoup des premiers donjons romans, l'accès étroit est en hauteur, accessible à l'époque par des constructions en bois.









Une étrange archère-latrines double !


Les éléments de logis, coté intérieur.



Les logis depuis l'extérieur.


L'archère double depuis l'extérieur.





Un très beau site, à voir ! 

sources